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Kittim Propreté

Tri sélectif en entreprise : ce que dit la loi en 2026

Frise chronologique montrant l'évolution des obligations de tri des déchets professionnels entre 2016 et 2026.
Les obligations de tri des déchets professionnels ont été progressivement élargies depuis 2016

Le cadre légal du tri des déchets en entreprise

Le tri des déchets professionnels n’est pas une simple recommandation : c’est une obligation réglementaire précise, construite par étapes depuis 2016. Le décret n° 2016-288 du 10 mars 2016 impose à tous les producteurs et détenteurs de déchets non ménagers — entreprises, commerces, administrations — de trier à la source cinq types de déchets : papier/carton, métal, plastique, verre et bois. C’est le tri dit « 5 flux ».

Le décret n° 2021-950 du 16 juillet 2021, pris en application de la loi anti-gaspillage pour une économie circulaire (loi AGEC), a étendu cette obligation à deux flux supplémentaires, la fraction minérale et le plâtre, portant le dispositif à 7 flux. Cette extension vise en priorité les déchets de construction et de démolition, mais elle s’applique plus largement à l’ensemble des producteurs concernés.

Le cadre s’est encore élargi depuis. Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets est généralisé à toutes les entreprises, sans seuil minimum de volume. Depuis le 1er janvier 2025, les déchets textiles sont eux aussi soumis à une obligation de tri à la source. Dans les faits, on parle donc aujourd’hui d’un tri à 9 flux.

Qui est concerné ? La règle est large : toute entreprise, association ou administration qui produit ou détient des déchets dans le cadre de son activité est soumise à cette obligation, quelle que soit sa taille. Deux situations déclenchent l’obligation de tri à la source : recourir à un prestataire privé pour la collecte (l’obligation s’applique alors immédiatement, sans seuil de volume), ou rester rattaché au service public de collecte tout en produisant plus de 1 100 litres de déchets par semaine, tous flux confondus. Une règle particulière s’ajoute pour le papier de bureau : depuis 2018, les établissements de plus de 20 salariés doivent en assurer le tri séparé.

Cette obligation de tri s’accompagne d’une exigence de traçabilité. Les entreprises doivent être en mesure de justifier du devenir de leurs déchets, notamment via le registre de suivi que leur prestataire de collecte tient à jour. Ce n’est donc pas seulement une question d’installer les bons contenants : c’est aussi documenter la démarche dans la durée, pour pouvoir répondre sereinement en cas de contrôle de l’administration.

🧹 Un petit conseil de Clémentine : Avant toute chose, faites l’inventaire des déchets réellement produits par vos locaux. C’est souvent la première étape oubliée, alors qu’elle conditionne tout le reste de la mise en conformité.

Les flux de déchets à trier obligatoirement en entreprise

Concrètement, voici les catégories de déchets que votre entreprise doit être en mesure de trier séparément, que ce soit en interne (poubelles dédiées) ou via un prestataire qui assure le tri pour vous :

  • Papier et carton — emballages, documents, cartons d’expédition
  • Métal — canettes, pièces métalliques, emballages
  • Plastique — emballages, contenants, films
  • Verre — bouteilles, bocaux, contenants
  • Bois — palettes, chutes, emballages
  • Fraction minérale et plâtre — principalement pour les chantiers de construction et de rénovation
  • Biodéchets — restes alimentaires, déchets de cuisine et de restauration collective
  • Textiles — vêtements professionnels, chutes de tissu, EPI textiles

Infographie présentant les neuf familles de déchets professionnels à trier : papier-carton, métal, plastique, verre, bois, minéraux, plâtre, biodéchets et textiles.
Toutes les entreprises ne produisent pas ces neuf catégories dans les mêmes proportions : l’organisation doit partir des déchets réellement générés.

Selon votre secteur d’activité, d’autres flux peuvent s’ajouter à cette liste (huiles alimentaires usagées, déchets d’équipements électriques et électroniques, déchets dangereux spécifiques). L’entreprise peut choisir entre deux organisations : installer des contenants séparés pour chaque flux et gérer le tri en interne, ou opter pour un tri en mélange contrôlé, confié à un prestataire qui se charge ensuite de la séparation et de la valorisation. Dans les deux cas, le prestataire de collecte doit remettre chaque année une attestation mentionnant la nature et la quantité des déchets collectés, ainsi que leur filière de valorisation — un document à conserver précieusement en cas de contrôle.

🧹 L’astuce de Clémentine : Un point de collecte bien identifié et visible pour chaque flux évite la plupart des erreurs de tri. Un simple code couleur affiché au-dessus des bacs change vraiment les habitudes de vos équipes.

Faut-il réellement installer 9 poubelles différentes ?

Comparatif entre neuf poubelles alignées et une organisation du tri adaptée aux différentes zones d'une entreprise
La conformité repose sur la séparation efficace des flux, pas sur la multiplication systématique des poubelles.

La conformité repose sur la séparation efficace des flux, pas sur la multiplication systématique des poubelles.

Non, le « tri 9 flux » ne signifie pas nécessairement qu’une entreprise doit aligner neuf poubelles différentes dans chacun de ses locaux. L’objectif de la réglementation est avant tout de permettre la séparation et la valorisation des différentes catégories de déchets concernées, avec une organisation adaptée à l’activité et aux volumes réellement produits.

Tri séparé

Le principe reste le tri à la source : les déchets doivent être séparés de manière à faciliter leur réemploi, leur recyclage ou leur valorisation. Une entreprise qui produit du papier, du verre, des biodéchets ou du métal doit donc prévoir une solution permettant de ne pas envoyer systématiquement ces matières avec les déchets résiduels.

Cela ne signifie pas pour autant que chaque bureau individuel doit disposer de neuf bacs. Les points de collecte peuvent être mutualisés dans des zones communes : espace pause, local déchets, cuisine, atelier ou zone logistique. L’important est que les contenants soient facilement identifiables et adaptés aux flux réellement produits sur le site.

Collecte en mélange autorisée dans certains cas

Certains déchets non dangereux peuvent également être conservés ou collectés ensemble, à condition que ce mélange ne compromette pas leur capacité à être réutilisés, recyclés ou valorisés et que le traitement obtenu présente une efficacité comparable à celle d’une collecte entièrement séparée.

Il est donc possible, selon les solutions proposées par le prestataire, de regrouper certains matériaux avant qu’ils soient séparés dans un centre de tri adapté.

Cette possibilité ne doit toutefois pas être confondue avec une poubelle « tout-venant » : l’entreprise reste responsable de la bonne gestion de ses déchets et doit s’assurer que la filière choisie permet effectivement leur tri et leur valorisation. Les déchets dangereux obéissent par ailleurs à des règles spécifiques et ne doivent pas être mélangés avec les déchets non dangereux.

Exemples pour des bureaux, restaurants et sites industriels

Dans des bureaux, l’organisation peut par exemple reposer sur un point central pour les papiers et emballages, un contenant dédié au verre si nécessaire et un bac spécifique aux biodéchets dans l’espace de restauration.

Dans un restaurant ou une cantine d’entreprise, les biodéchets prennent naturellement une place centrale. Les huiles alimentaires doivent également faire l’objet d’une gestion spécifique lorsqu’elles atteignent les seuils réglementaires applicables.

Sur un site industriel, les flux peuvent être beaucoup plus variés : métal, plastique, bois, cartons, textiles ou déchets propres au procédé de production. Dans ce cas, une analyse préalable des déchets réellement générés permet de dimensionner les contenants et les fréquences de collecte plutôt que d’appliquer un dispositif standard.

Comparatif des points de tri adaptés à des bureaux, une restauration d'entreprise et un site industriel.
La nature de l’activité détermine les flux produits, les contenants nécessaires et l’emplacement des points de collecte.

🧹 L’astuce de Clémentine : Le meilleur système de tri n’est pas celui qui comporte le plus de poubelles, mais celui que les équipes comprennent et utilisent correctement. Mieux vaut quelques points de collecte clairement identifiés qu’une multiplication de bacs mal utilisés.

Quelles entreprises bénéficient d’exemptions ou de règles particulières ?

L’obligation de tri est large, mais certaines activités ou configurations bénéficient d’exemptions ciblées. Il ne s’agit généralement pas d’une dispense totale de gérer ses déchets : l’exemption concerne un flux ou une situation précise.

Petites implantations et papier de bureau

Une exemption existe pour le tri spécifique des papiers de bureau dans les implantations regroupant au maximum 20 personnes produisant ce type de déchets. Au-delà de 20 personnes, le tri des papiers doit être organisé. Le calcul s’effectue par implantation et peut inclure des personnes appartenant à différentes entreprises lorsqu’elles travaillent sur le même site.

Attention : cette exemption concerne spécifiquement les papiers de bureau. Elle ne dispense pas automatiquement une petite structure de ses autres obligations, notamment concernant les biodéchets ou les autres catégories de déchets qu’elle produit.

Petits chantiers

Des règles particulières existent également pour les déchets de construction et de démolition. L’entreprise peut être exemptée de l’obligation de tri à la source de ces déchets lorsque moins de 40 m² peuvent être consacrés à leur stockage sur le chantier, ou lorsque le volume total de déchets générés pendant toute la durée du chantier est inférieur à 10 m³.

Aucune déclaration préalable n’est nécessaire pour bénéficier de cette exemption, mais il est prudent de conserver les éléments permettant de justifier la situation en cas de contrôle.

ERP

Les établissements recevant du public (ERP) produisant plus de 1 100 litres de déchets par semaine, tous déchets confondus, ont une obligation supplémentaire : ils doivent également permettre au public de trier ses déchets.

Au minimum, des dispositifs doivent permettre de distinguer les emballages et papiers, d’une part, et les biodéchets, d’autre part. Les commerces de détail de plus de 2 500 m² proposant en libre-service des produits alimentaires et de grande consommation sont en outre soumis à des obligations spécifiques concernant la reprise des emballages.

Déchets dangereux et flux spécifiques

Enfin, certains déchets ne doivent surtout pas être intégrés au tri courant. Les déchets dangereux doivent faire l’objet d’une collecte et d’une traçabilité spécifiques et ne doivent pas être mélangés avec les déchets non dangereux.

Selon l’activité, d’autres filières particulières peuvent également s’appliquer : déchets électriques et électroniques, piles et batteries, huiles, amiante, fluides frigorigènes, déchets de soins ou encore déchets relevant d’une filière à responsabilité élargie du producteur (REP).

Avant d’installer ses bacs, une entreprise a donc tout intérêt à identifier précisément les déchets qu’elle produit : c’est cette cartographie qui permet de déterminer les obligations réellement applicables.

Sanctions en cas de non-conformité

Le non-respect des obligations de tri à la source n’est pas sans conséquence. L’article L541-3 du Code de l’environnement encadre les sanctions administratives applicables : en cas de manquement constaté, l’administration peut d’abord mettre en demeure l’entreprise de se conformer dans un délai donné. Si la situation perdure, une astreinte journalière peut être appliquée, et une amende administrative peut être prononcée.

Dans les cas les plus graves ou en cas de manquement répété, des sanctions pénales sont également prévues par le Code de l’environnement, pouvant aller jusqu’à des peines d’emprisonnement et des amendes conséquentes pour les infractions les plus sérieuses en matière de gestion des déchets. 

Une publication DGCCRF sur les déchets précise au contraire que lors d’une enquête menée conjointement, les D(R)EAL étaient les services garants du respect des normes environnementales et des filières de déchets, tandis que la DGCCRF intervenait sur les relations commerciales entre producteurs et collecteurs. 

Au-delà du risque de sanction, une entreprise qui ne peut pas justifier de sa conformité s’expose à un autre risque, plus insidieux : celui de l’image. Un contrôle qui tourne mal, une absence d’attestation de collecte, ou des bacs de tri mal utilisés devant des visiteurs ou des clients n’est jamais anodin pour la réputation d’une structure. À l’inverse, une démarche de tri visible et bien organisée devient un argument concret dans une réponse à appel d’offres ou face à des partenaires de plus en plus attentifs aux engagements environnementaux de leurs prestataires.

🧹 Ce que recommande Clémentine : Conservez chaque année vos attestations de collecte et de valorisation dans un dossier dédié. En cas de contrôle, pouvoir les présenter immédiatement change tout dans la façon dont l’échange se déroule.

Schéma des cinq étapes pour organiser le tri, la collecte, la valorisation et la traçabilité des déchets d'une entreprise.
Une mise en conformité efficace commence par l’inventaire des flux et se termine par la conservation des justificatifs de collecte et de valorisation.

Comment Kittim Propreté vous aide à vous mettre en conformité

Se mettre en conformité avec les obligations de tri sélectif demande une organisation adaptée à la réalité de chaque site : nature de l’activité, volumes produits, configuration des locaux. Kittim Propreté propose un accompagnement complet pour la gestion des déchets et le recyclage aux entreprises, syndics de copropriétés et professionnels dans le Loiret et d’Île-de-France : mise en place de points de collecte adaptés à vos flux, ramassage régulier, tri, et suivi jusqu’à la valorisation.

Notre équipe s’appuie sur des méthodes et des produits éco-responsables pour accompagner cette démarche sans complexifier le quotidien de vos équipes. Que votre structure produise principalement des déchets de bureau (papier, plastique, biodéchets de restauration collective) ou des déchets plus spécifiques liés à une activité industrielle, notre service de gestion des déchets et recyclage  s’adapte à votre contexte plutôt que d’imposer une solution standard.

🧹 Le réflexe de Clémentine : N’attendez pas un contrôle pour vous poser la question du tri. Un audit rapide de vos déchets, même informel, suffit souvent à repérer les flux mal gérés et à corriger le tir avant qu’un problème survienne.

Kittim Propreté, votre compagnon en propreté dans le Loiret

Depuis sa création par Clémentine Sassone, Kittim Propreté met un point d’honneur à traiter chaque sujet de propreté et de gestion des déchets avec la même rigueur que sur le terrain. Basée à Saint-Jean-de-Braye, l’entreprise intervient auprès des professionnels, syndics de copropriétés et industriels dans le Loiret et d’Île-de-France. Nous mettons une priorité à l’usage des produits anti-allergènes et à la démarche éco-responsable pensée pour limiter l’impact environnemental de chaque intervention. Cette proximité et cette réactivité en font un partenaire de confiance pour accompagner durablement la mise en conformité réglementaire de vos locaux.

FAQ

Quelles entreprises sont concernées par l’obligation de tri des déchets ?

Toutes les entreprises, associations ou administrations qui produisent ou détiennent des déchets dans le cadre de leur activité, quelle que soit leur taille. L’obligation s’applique immédiatement si vous recourez à un prestataire privé, ou dès 1 100 litres de déchets par semaine si vous restez rattaché au service public de collecte.

Quels risques en cas de non-respect du tri sélectif obligatoire ?

L’entreprise s’expose à une mise en demeure, puis à une astreinte journalière et à une amende administrative en cas de manquement persistant, sur la base de l’article L541-3 du Code de l’environnement. Des sanctions pénales peuvent s’ajouter dans les cas les plus graves ou répétés.

Le tri des biodéchets est-il obligatoire pour toutes les entreprises, même les petites structures ?

Oui. Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets s’applique à toutes les entreprises qui en produisent, sans seuil minimum de volume, contrairement à ce qui prévalait auparavant pour les gros producteurs.

Comment prouver que mon entreprise respecte ses obligations de tri ?

Votre prestataire de collecte doit vous remettre chaque année une attestation précisant la nature et la quantité des déchets collectés, ainsi que leur filière de valorisation. Ce document est la première pièce demandée en cas de contrôle.

📣 Prêt à mettre votre gestion des déchets en conformité ?

Contactez Kittim Propreté au 02 38 97 15 38 ou via notre formulaire de demande de devis

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Depuis le décret du 10 mars 2016, complété par celui du 16 juillet 2021, toutes les entreprises françaises ont l’obligation légale de trier leurs déchets à la source : c’est ce que l’on appelle communément le tri « 7 flux », aujourd’hui étendu à 9 flux avec l’ajout des biodéchets en 2024 et des textiles en 2025. Cette obligation s’applique dès qu’une entreprise recourt à un prestataire privé pour la collecte de ses déchets, ou dès qu’elle dépasse 1 100 litres de déchets par semaine si elle reste rattachée au service public. Basée à Saint-Jean-de-Braye, Kittim Propreté accompagne au quotidien les entreprises dans le Loiret et d’Île-de-France dans la mise en conformité de leur gestion des déchets. Voici ce que la réglementation impose concrètement en 2026, les flux concernés, les sanctions encourues, et comment s’organiser sereinement.